27 avril 2008
"Portrait party" : essayer c'est l'adopter !


Sur le mode de la "portrait party" proposée par Rama Hughes, nous nous sommes amusés, un ami et moi, à nous dessiner.
Voici la règle de ce jeu si plaisant, tel que l'énonce Rama Hughes sur son site :
"when i was younger, my family and i used to have portrait parties. we would congregate in the living room every few months and turn our attention from person to person, drawing everyone in the room. it was such a pleasure and so normal in my life that trading portraits became a regular event when i left for college, when i moved to new towns, when i met new friends or favorite artists. tommy kane suggested that it would make a good website. so, that's what this is... AND YOU'RE INVITED!"
26 avril 2008
D'un arrondissement à l'autre


c'est partout le printemps, les tulipes sont fleuries !
25 avril 2008
Encore plus fort !

un gueux, à Saint-Germain, enfourcherait une moto flambant jaune ! et il aurait cru pouvoir passer inaperçu !
D'autres sculptures en métal sont apparues, toujours place Saint-Germain, sur le parvis de l'église cette fois. Celle-ci a pour nom "Pélerin". En vrai elle est sur un piédestal, comme toutes les autres.
24 avril 2008
Du nouveau à Saint-Germain-des-Prés !

Non, non, ce n'est pas une personne qui joue à l'équiblibriste sur cette haute table, place Saint-Germain-des-Prés ! C'est une sculpture en métal qui a fleuri au milieu d'autres, cette semaine, à côté du sélect "Deux magots". Celle-ci a pour nom "Offrande".
23 avril 2008
Flonflons

Le soleil s'est mis à briller après la pluie et soudain l'air a été à la fête. Des flonflons avaient retenti, ils se rapprochaient, j'ai cru que toute une fanfare arrivait. Ce n'était que deux hommes, qui passaient. Ils soufflaient allègrement dans leurs instruments. Le son portait loin, aidé par des hauts-parleurs sur roulettes... Un troisième homme, plus jeune, les accompagnait et tendait un chapeau aux passants. Personne, dans la rue, n'esquissait de pas de danse. Etrange pays, étrange rue, étrange coutume ou étrange époque qui contraint de la sorte la joie dans les corps ?
22 avril 2008
J'ai changé de carnet

mais je suis toujours à Paris !
21 avril 2008
Fallait bien !




ben oui, quoi, fallait bien, qu'un jour je vous emmène faire un tour avec moi à Montmartre pour se recueillir à l'intérieur de la basilique, flâner place Dalida, humer l'air parisien villa Léandre...
20 avril 2008
Gravure


j'ai été initiée à la gravure ! taille directe, taille indirecte, eau-forte, monotype, tarlatane, mitaines, presse, plaque de zinc, plaque de cuivre, buvard, papier de soie, vernis, acide, pointe sèche, encre et encrage, blanc de Meudon... et j'en passe : un métier, des outils, des mots pour tout nommer... j'ai adoré !
18 avril 2008
Tracer des traits

Existent, en dessin comme en peinture, 5 techniques : le point, la touche, le trait, l'aplat et les hachures. C'est la suite de "tout tout tout"... pour celles et ceux qui suivent !
Je déteste tout particulièrement cette dernière réalisation. Je l'affiche ici car elle marque, pour moi, un premier essai et vient en continuité du glissement précédent.
17 avril 2008
Des nouvelles fraîches

J'habite Paris et c'est d'ailleurs le titre que j'ai choisi pour ce blog, alors je fais irruption dans cette galerie endormie pour vous donner quelques nouvelles fraîches, des nouvelles parisiennes. Une envie me vient, comme ça, de me transfomer en reporter ! Ce jeudi, à 16h30, quand je suis arrivée à la place de la Nation, elle était vide. Vidée. Des fourgons de gendarmerie en obturaient les grandes avenues qui l'alimentent en étoile. Des badauds commençaient à s'attrouper. "Reculez", "Personne ne passe", les gendarmes faisaient leur boulot. Un passant, goguenard, les interpelle : "et si je veux manifester, alors, j'peux pas passer ?!" L'occasion est trop belle, je pourrais essayer de dessiner ces véhicules, et pourquoi pas ces hommes bottés, casqués, armés - on dirait des robots articulés, leurs carapaces les font ressembler aux dinosaures en plastique avec lesquels jouait ma fille. Je peste de ne pas savoir dessiner plus vite et mieux. Il fait froid mais le ciel est bleu, les arbres ont sorti leurs feuilles, nous sommes en avril. Les cris se rapprochent, ils forment comme de longs hurlements. Des bruits sourds retentissent. On dirait des chocs. Des pavés jetés ? Les gendarmes nous repoussent un peu plus loin dans l'avenue. "Il y a eu déjà des dégâts...", l'un d'entre eux, débonnaire, discute avec une passante. Il se tourne vers moi : "qu'est-ce que vous dessinez ?" Je suis femme, je peux oser - après un sourire : "vous, si vous voulez !" Je dessine encore un peu, puis des gaz lacrymogènes nous dispersent tous. Je me dirige vers une boulangerie voisine. Trois femmes derrière le comptoir s'affairent à servir les clients qui ont afflué. Deux jeunes lycéennes - elles rigolent, disent "putain !" "ça craint !", ne savent pas quoi choisir - deux gendarmes - ils achètent des croissants, repartent, sourire aux lèvres. Quand je sors, j'aperçois en plein milieu de l'avenue un mince jeune homme, un grand carnet de croquis à la main. Curieuse, je m'approche de lui. Il est étudiant en école d'art, il essaie de dessiner les fourgons. Tiens, lui aussi ! Je n'ai plus rien à faire ici et m'éloigne tranquillement, par une rue de traverse. Dans l'avenue suivante, je me retourne et aperçois au loin les statues de la place de la Nation. Ici sont garées d'autres fourgonnettes. Pas en ordre de bataille mais en désordre, plus ou moins les unes derrière les autres. Elles ne sont pas bleues, mais vertes. Ce sont celles de la ville, en charge du nettoyage.






