26 mai 2008
Histoire de temps

Père Lachaise

L'air est doux, en cette journée de printemps, et les gens déambulent, silencieux, comme recueillis, dans les allées, entre les tombes de ce grand et beau cimetière parisien. Ils se promènent, seuls, en couple, en groupe. Leur démarche est lente et paisible. Ils parlent bas, se penchent sur les tombes, interrogent et s'interrogent. Je m'arrête devant celle-ci, un peu plus haute que celles qui l'environnent, mais assez sobre dans son ensemble. La femme sculptée, adossée à un grand pan de mur qu'elle semble soutenir, est majestueuse : son dos est droit, sa taille est grande, la mousse lui a fait, avec le temps, un second vêtement. Je savoure le temps qui s'écoule, le temps du dessin et de la copie, en bas du dessin comme au bas de la sculpture, du nom, suivi de ses qualités, inscrit sur cette tombe devant laquelle personne ne s'arrête.
J'ai eu envie de partager, avec vous, ma méditation.






