13 avril 2008
Monuments
De salon de dessin en salon de dessin, des dessins, encore des dessins, de toutes sortes, des anciens, des modernes, des célèbres, des moins célèbres, et même des anonymes... Un salon au Palais Brongniart, l'autre derrière St Augustin. J'ai saisi l'occasion pour m'exercer à la perspective, si difficile pour moi. Une fois à l'intérieur, l'autre fois à l'extérieur. Et comme c'est difficile, j'ai choisi des exercices pas trop ardus, faut avouer !

Au salon du dessin contemporain, j'ai noté quelques noms d'artistes dont j'ai particulièrement apprécié les oeuvres. Je vous les livre : Gaëlle Chotard, Javier Perez, Pierrette Bloch, Nourreddine Daifallah, Etienne de Bary, David Scher, Dominique Forest, Frédéric Bruly Bouabré, Francis Limerat, Didier Boussarie. J'ai envie de partager avec vous un petit moment de ma visite, des plus savoureux, aussi je m'en vais vous le raconter...
Un monsieur, bien vieux, bien digne, était assis à une table, dans l'espace dévolu à sa galerie. En face de lui, au mur, étaient fixées des oeuvres d'Etienne de Bary. Des dessins sur un papier épais, non encadrés, qui gondolaient un peu sur le mur, herbes et pivoines. Le monsieur, à la table, m'a interrogée, affable. Il voulait savoir quelles étaient les oeuvres que j'aimais, parmi toutes celles exposées. Les yeux tournés comme les miens vers les dessins d'Etienne de Bary, il se mit à m'expliquer que l'artiste avait tenu à accrocher ses dessins lui-même, de cette manière si peu solennelle, au mur. Et que l'artiste avait dû s'amuser à l'avance de la découverte qu'il lui réservait à lui, marchand d'art. Il ajouta alors, émerveillé, qu'il venait de la faire, cette découverte : ce que l'artiste avait dessiné, ce n'était pas des brins d'herbe, mais bien le souffle du vent...
Les yeux brillants d'émotion, le regard absorbé, il répéta, par deux fois, les mêmes mots.
08 avril 2008
Hommage

"En regardant ce qui nous entoure avec le crayon en main, on approche les choses de très près. Si près parfois qu'on les perd de vue - ou qu'on se perd en elles, jusqu'à la folie... Une perte de soi pour une plus grande présence de tout."
Je suis repartie en serrant sous le bras le bel album où ces mots de François Matton figurent, en "4ème de couv." J'étais venue là, dans cette galerie, sur l'invitation, simple et généreuse, qu'il avait pensé à mettre sur son blog. Une fois dehors, il m'a fallu dessiner tout de suite, vite - il me semblait que sinon, je n'allais plus jamais oser tenir un crayon de ma vie... Alors, j'ai traversé la rue, me suis postée en face... Au numéro 15 de la rue Saint Fiacre, faites comme moi, entrez. C'est au sous-sol, là où la lumière brille.
Blog de François Matton
23 mars 2008

en modeste, très modeste, hommage à Claude Ponti
29 février 2008
Je m'amuse et je voyage avec...

... Jacques Ferrandez, encore ! Je ne suis pas du tout satisfaite de la copie qui est au milieu, avec la barque.
28 février 2008
Mots croisés
"Enlevé l'or des blés, il reste l'argent des éteules" (Jules Renard)
05 janvier 2008
Jacques Ferrandez, vous connaissez ?

copie d'après une aquarelle d'un de ses "Carnets d'Orient" que j'aime tant !






