Paris

C'est un journal de bord, dans lequel je mets, chaque jour ou presque, mes croquis, dessins, aquarelles ou autres, et aussi de petits écrits, parfois.

30 juin 2008

c'est lundi

cantine1
et le midi je mange à la cantine.
Vous trouvez que ce n'est pas appétissant ? Remarquez, moi non plus : ce n'était pas mon repas mais celui de mon collègue ! En tout cas, c'était amusant à dessiner pendant qu'il finissait de manger. Entre ses mastications et mes efforts de concentration, je ne vous raconte pas l'ambiance. Heureusement il est sympa. Et compréhensif. Il est allé jusqu'à compatir à ma déception d'avoir raté la fourchette !
Lundi. C'est lundi, je vous dis.

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29 juin 2008

Au théâtre : Boliloc

Une fois n'est pas coutume, je n'afficherai pas de dessin pour accompagner mon texte. L'occasion s'y prêterait cependant ! Je viens vous parler de "Boliloc", un spectacle de Philippe Genty, dont la dernière représentation avait lieu ce dimanche, au théâtre du Rond-Point. Sujuguée par les images de ce spectacle sans parole ou presque, je veux vous conter mon émerveillement, avant de lire une quelconque critique ou analyse qui risquerait d'infléchir ce que j'ai envie d'écrire.
Sur scène, l'ambiance est donnée avant même que le spectacle commence : des cubes de couleur bleue rythment l'espace. Une femme, tout de rouge vêtue, apparaît. Elle porte un pantalon bouffant. Un turban la coiffe. Un "champignon" diront les marionnettes qu'elle sortira pour les présenter, l'une après l'autre, selon son gré, des cubes. Une tulipe, je dirais. Car on est en plein onirisme. Le spectateur ne peut que se laisser happer par cet univers, où se jouent des rêves de toutes sortes, mis en couleurs, en images et en sons et additionnés de gags aussi bien truculents que poétiques. C'est dimanche après-midi, et des rires d'enfants fusent dans la salle, suivis, de ci, de là, de rires d'adultes plus étouffés. Les marionnettes sautent d'un pied sur l'autre, s'envolent, émettent des pets, se bousculent et échappent aux boîtes-pièges tendues par la tulipe qui fait, elle, de jolis pas de danse. Elles sont deux, ces marionnettes. Avec la tulipe, cela ferait bien trois personnages sur scène, mais il est inutile d''essayer de les compter. Très vite, il faut abandonner toute tentative de se raccrocher à la réalité. Je vous l'ai dit, le spectateur est emporté, emballé, comme les êtres mi-humains, mi-marionnettes qui peuplent la scène et s'y multiplient. Leurs têtes, encadrées dans les boîtes-cubes ouverts sur un côté, se croisent et s'entrecroisent dans de savants tours de passe-passe.
L'univers bascule, la tulipe est maintenant aux mains des deux marionnettes-humains devenus tout à coup chirurgiens. Enfin, de drôles de chirurgiens, des clowns comiques à moitié automates qui sondent la belle avec pinces et entonnoir. Les gags se succèdent : une main, au bout d'un bras qui se lève, donne des claques, une scie coupe un bras. Heureusement, le produit anesthésiant fait son effet et les deux chirurgiens s'engouffrent dans les entrailles de la belle. Après ce voyage intestinal, retransmis sur écran, et dont ils ramènent un gros poisson, les voilà aussitôt repartis, cette fois dans une envolée intersidérale. Des planètes traversent le ciel, sous les étoiles. Ils les chevauchent, elles rebondissent. Tout va vite, très vite. La tulipe, cette fois marionnette, habite la voie lactée, qui s'étire en voile et retombe en se plissant sur la scène, comme un long drap de nuage qui se froisse dans des bruits de plastique et finit par disparaître dans la poche de veston d'un des deux personnages masculins, qui se désarticule sous nos yeux et que l'autre pourfend pour lui soutirer, au travers de la chemise, un tissu blanc comme entâché de sang. Le tissu grandit, grandit et engloutit les personnages, il est devenu entièrement rouge, d'un splendide rouge tulipe. Une tête en surgit, celle de la femme-tulipe. L'animal étrange, ainsi composé, accomplit une danse d'une époustouflante beauté. L'éblouissement est total quand le noir se fait et que des flashs jaillissent un peu partout dans des bruits de feux d'artifice. Des applaudissements retentissent, mais le spectacle n'est pas fini, loin de là.
La musique change, devient plus contemporaine, plus forte et plus rythmée. Psychédélique, comme le décor avec lequel se confondent maintenant les personnages-marionnettes. Un immense paysage en tissu chenillette bigarré se glisse, mu par un vaste souffle, sous le grand rectangle bleu lumineux qui sert de fond de scène pendant toute la durée du spectacle. Il avance jusqu'à occuper tout l'espace. Dans ce décor apparaît, constante de toute la pièce, une petite maison. Une maison qui partira en flammes, une fois encore. Il serait tentant de jouer à docteur Freud en essayant de relier cet événement récurrent aux premières scènes. Qu'elle n'est pas en effet la terreur de la tulipe quand, au tout début du spectacle, une marionnette lui parle d'une maison incendiée ! Comment ne pas repenser, alors, à la porte interdite et à la clef, visionnées lors du voyage dans ses entrailles ? On peut aussi n'en rien faire et entrer, comme hypnotisé, dans ce rêve éveillé que Philippe Genty et les acteurs de sa compagnie nous donnent à partager...

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Souvenir

galle
j'ai rapporté, en souvenir de ma visite du musée du Petit Palais, où j'aime tant aller me promener, ce vase d'Emile Gallé... c'est encore mieux que de passer par la boutique, non ?
Dessous était écrit cette belle phrase de Maeterlinck : "Une belle chose ne meurt pas sans avoir purifié quelque chose".

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28 juin 2008

j'ai rencontré un poète errant

poete
il a bien voulu poser pour moi, dans le petit passage parisien où nous nous sommes rencontrés, par un soir d'été. Il va dans la ville, chargé d'une besace pleine de petits cartons encollés et peints de couleurs et de mots qu'il vend. En voici un, recto-verso :
poesie1poesie2
... il m'a donné son accord pour afficher le tout sur mon blog...

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27 juin 2008

semaine parisienne

metro
de petit matin en petit matin dans le métropolitain, une semaine entière est passée, parisienne à souhait !

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26 juin 2008

sieste

sieste
mmm... qu'il faisait bon vivre, allongée à la fraîche, au bord de ce petit lac dans les Alpilles...
et voilà, c'est fini, le stage de carnet de croquis en Provence organisé par Isabelle Zyskind s'est achevé et il a bien fallu rentrer...

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25 juin 2008

dessins de Provence

pont_gard

garrigue

village_baux

baux

saint_remy

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24 juin 2008

de Provence j'ai ramené

oliviers
je suis donc allée en Provence et j'ai ramené des oliviers
sud
des géraniums
les_baux
et plein de souvenirs colorés de soleil...
demain je mets la suite ! aujourd'hui pochades à l'aquarelle, demain dessins...

Posté par janek à 23:05 - aquarelles - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 juin 2008

ETE

etebis
éhéhéh ! c'est l'été !
olivierbis
pour fêter son arrivée, sous le soleil je me suis déchaussée et ivre de joie j'ai dansé sous l'olivier... dansé dansé à en perdre le souffle... les olives, toutes secouées, ont sauté à mes pieds... cette année elles ne seront pas pressées puisque mes pieds les ont déjà foulées et le gros olivier pourra, lui, cet été, se reposer !

Posté par janek à 22:35 - croquis - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 juin 2008

A la semaine prochaine !

jardin
je m'absente, je quitte un peu la grand'ville et ses réseaux pour aller respirer l'air de la nature et des hameaux...

Posté par janek à 19:42 - croquis - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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